

Prothèse totale de genou

Anatomie et histoire de la pathologie
L’arthroplastie totale de genou (PTG) est l’intervention proposée en cas d’arthrose avancée non soulagée par le traitement médical (traitements par voie orale, infiltration articulaire).


Quels sont les symptômes ?
Les symptômes d'une gonarthrose apparaissent progressivement, de manière plus ou moins rapide selon la cause (arthrose, ostéonécrose...) Ils incluent :
- des douleurs intenses au niveau du genou ;
- des craquements audibles ;
- une perte de mobilité et de souplesse;
- des difficultés à plier le genou ;
- des difficultés importantes pour marcher, provoquées par la douleur.
Quel traitement ?
L’abord chirurgical est vertical sur environ 15 centimètres, mais cela peut varier en fonction de votre gabarit.
L’articulation est ouverte en interne permettant de récliner la rotule et d’accéder à l’articulation. Le muscle vaste médial est préservé au maximum.
Des coupes osseuses économiques sont réalisées en tenant compte de l’état de vos ligaments dont la tension est mesurée.
Dans une prothèse totale de genou il y a toujours au moins 2 éléments prothétiques : le bouclier fémoral et l’embase tibiale. La rotule est traitée uniquement si elle présente des signes d’arthrose.
Les implants modernes utilisés permettent souvent des mouvements amples et une cinématique naturelle. Ils sont cimentés ou non selon l’état de votre os.


Hospitalisation et suites opératoires
L'intervention se fait en hospitalisation.
L'intervention est réalisée sous anesthésie générale.
La phase de cicatrisation cutanée dure environ 2 à 3 semaines.
Un hématome post-opératoire est quasiment tout le temps présent, l’application de froid permet habituellement de le contrôler.
Votre infirmière retirera la moitié des agrafes a j+18 post-opératoire, le reste 3 jours après si tout va bien.
Suivi et évolution
Au delà de la cicatrisation cutanée votre organisme doit se réhabiliter sur les plans musculaires et articulaires. C’est la phase la plus longue et la plus variable selon les patients.
Il est donc primordial d’avoir un kinésithérapeute de confiance. Il passera régulièrement les premiers temps à votre domicile, idéalement au moins 4 fois par semaine, puis ce sera à vous d’aller à son cabinet quand il le jugera possible, pour bénéficier d’appareillages et de techniques plus aboutis.
Il est donc nécessaire d’anticiper tout cela et de prévenir le kinésithérapeute de votre choix de la date de votre opération afin qu’il se tienne prêt à intervenir.
En effet une PTG doit être sollicitée afin d’éviter la raideur. Il faut veiller à atteindre l’extension maximale (membre inférieur droit) et la flexion maximale rapidement.
Si vous êtes à moins de 90 degrés de flexion après 1 mois et demi c’est que la rééducation n’est pas optimale.
Les rendez-vous de contrôle post-opératoire sont donc cruciaux pour d’une part juger de votre évolution fonctionnelle, et d’autre part vérifier l’absence d’anomalies sur la prothèse à l’aide de radiographies.
Le résultat d’une prothèse de genou s’apprécie à 1 an et demi. Vous êtes acteur à part entière de votre rééducation, sans votre participation active il est illusoire d’espérer un résultat fonctionnel optimal.
